GCC_RFA 2025
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Rapport sur le gouvernement d'entreprise
Le Conseil d’administration du Crédit Coopératif rend compte notamment aux termes du présent rapport des conditions de préparation et d’organisation des travaux du Conseil d’administration.
Le rapport annuel 2025 a été présenté au Comité d’audit du 19 mars 2026 et au Conseil d’administration du Crédit Coopératif du 31 mars 2026.
Le Crédit Coopératif se réfère au « guide de gouvernance des coopératives et des mutuelles », publié par l’IFA (Institut français des administrateurs) en décembre 2013, fruit d’un travail collectif de représentants de coopératives et de mutuelles, de membres de l’IFA et d’experts extérieurs.
Le tableau ci-dessous précise la façon dont ces recommandations trouvent leur application au Crédit Coopératif.
N°
Recommandation
Application au Crédit Coopératif en 2025
SOCIÉTARIAT
1.
L’entreprise doit mener une action continue pour inciter à l’engagement des membres, sensibiliser les sociétaires à l’importance de participer à l’Assemblée générale, augmenter leur participation par tous moyens appropriés et susciter des candidatures d’administrateurs.
Le Crédit Coopératif mène depuis plusieurs années des actions appuyées pour inciter les sociétaires à participer aux Assemblées générales, en organisant des réunions d’échanges et de discussions. Ainsi, en 2025, plusieurs réunions d’échanges interactives en visio-conférence ont été organisées en amont des Assemblées générales (7 réunions régionales et 1 réunion nationale), pour favoriser une participation plus large des sociétaires. En outre, l’Assemblée générale, interprétée simultanément en langue des signes et retransmise en direct sur le site de la banque, a permis de réunir à la fois les sociétaires (près de 500 présents), la gouvernance, les collaborateurs, les Coopér’acteurs (sociétaires « engagés »), et les partenaires associatifs. Les temps forts de l’Assemblée Générale étaient accessibles en rediffusion sur le site du Crédit Coopératif.
Donner toute sa valeur à l’Assemblée délibérante
2.
Les documents préparatoires aux Assemblées générales doivent être les plus clairs et pédagogiques possibles. Ils peuvent être envoyés avant l’Assemblée générale ou accessibles aux sociétaires.
Les documents préparatoires aux Assemblées générales sont adressés aux sociétaires et mis à leur disposition sur une plateforme de vote à distance. Le rapport coopératif 2025 regroupe les informations essentielles sur la banque telles que le circuit de l’argent et plusieurs chiffres clés illustrant les engagements du Crédit Coopératif.
Renforcer la participation
3.
Toutes formes de participation (visioconférence, votes par correspondance, Internet…) doivent être envisagées pour faciliter l’exercice de la démocratie directe ou déléguée.
En 2025, les sociétaires ont pu adresser leurs questions écrites au Conseil d’administration par courriel et exprimer massivement leur vote par correspondance (via un bulletin de vote ou sur le site Internet de vote), en donnant pouvoir au Président ou à un mandataire, ou en votant en séance : 21 059 sociétaires ont ainsi pris part au vote, permettant d’atteindre un quorum de 26,32 %. Par ailleurs, le Président du Crédit Coopératif et le Directeur Général ont pu répondre aux questions des sociétaires dans la salle et à distance.
4.
Les présentations et les projets de résolutions doivent être explicites, formulés simplement et clairement.
Chaque résolution fait l’objet d’explications détaillées arrêtées par le Conseil d’administration.
Développer une information régulière
5.
L’entreprise doit mettre en place des outils Internet (intranet, réseaux sociaux…) permettant de diffuser régulièrement les informations, d’instaurer un dialogue avec les membres et de recueillir leurs propositions et suggestions.
Un espace digital pour les sociétaires « engagés », permet aux « Coopér’acteurs » de s’informer des actualités de la banque et d’interagir.
Promouvoir l’implication des sociétaires
6.
Il convient de favoriser la participation active des sociétaires, ce qui peut passer par la mise en place d’instances de concertation, de rencontres, de débats en plus de l’Assemblée générale.
Le Crédit Coopératif s’est doté d’instances de dialogue et d’orientation au niveau local et régional, qui réunissent des représentants de sociétaires. Un Comité de proximité de sociétaires existe auprès de chaque centre d’affaires. En 2025, un Comité de prospective coopérative est en cours de création et participera au dispositif d’animation du sociétariat.
rôle du Conseil
Principes
7.
L’organisation du Conseil doit être appropriée à la composition du sociétariat, à la dimension et à la nature de l’activité de l’entreprise comme aux circonstances particulières qu’elle traverse.
Les nominations des administrateurs et des censeurs doivent s’opérer avec le souci de rechercher une répartition harmonieuse de la composition du sociétariat du Crédit Coopératif. Les administrateurs personnes morales nommés par l’Assemblée générale ainsi que les censeurs sont choisis parmi les fédérations ou associations les plus importantes, qui représentent des courants d’affaires significatifs avec la banque, avec le souci d’une représentation équilibrée des mouvements sociétaires.
8.
Ces règles doivent être formalisées dans un document écrit de type « règlement intérieur du Conseil » mis à la disposition des sociétaires.
Ces règles sont formalisées à l’article 2 du règlement intérieur du Conseil d’administration.
Composition du Conseil
9.
Chaque Conseil doit s’interroger sur l’équilibre souhaitable et le renouvellement de sa composition et de celle des comités qu’il constitue en son sein, notamment dans la représentation entre les femmes et les hommes et, le cas échéant, la participation des salariés.
La composition du Conseil d’administration répond aux exigences légales de mixité avec un taux de femmes administratrices (hors administrateurs salariés) de 44 %, soit 8 sur 18. Par ailleurs, le Conseil d’administration comprend 4 administrateurs élus par les salariés, pour un mandat de trois ans (soit 2 de plus que le minimum légal), étant précisé qu’un des postes est vacant à la suite d’une démission.
Par ailleurs, au niveau des 5 comités spécialisés, 3 sont présidés par une femme et 2 par un homme et la composition de 4 d’entre eux comprend un administrateur élu par les salariés.
10.
Le Conseil doit être représentatif de la diversité sociologique, professionnelle et géographique de ses sociétaires et peut se fixer des objectifs à cet effet.
39 % des administrateurs (hors administrateurs salariés) viennent de province, 61 % de Paris et de l’Île-de-France. 6 % des administrateurs (hors administrateurs salariés) sont retraités. Hors Président du Conseil d’administration, 7 administrateurs personnes morales représentent le secteur de l’Économie Sociale et Institutionnelle (associations, mutuelles…), 5 membres viennent du monde de l’entreprise, 5 administrateurs sont des personnes physiques dont 2 personnalités qualifiées et 1 représentant des présidents de comités de région. 3 administrateurs salariés sont collaborateurs au siège ou dans le réseau commercial.
Organisation des pouvoirs du Conseil
11.
Il est souhaitable que l’organisation et la répartition fonctionnelle des pouvoirs soient rappelées aussi souvent que nécessaire dans les documents destinés aux Assemblées générales en exposant les choix du Conseil.
Conformément à l’article 20 des statuts, les fonctions de Président du Conseil d'administration et de Directeur général sont impérativement dissociées. Ces éléments sont rappelés chaque année dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise (point 3.3 - section « Mode de désignation »).
Fonctionnement du Conseil et orientations stratégiques
12.
Le règlement intérieur du Conseil doit préciser les cas d’approbation préalable par le Conseil, notamment les orientations stratégiques, les règles selon lesquelles le Conseil est informé de la situation financière, de la situation de trésorerie ainsi que des engagements et des risques de la société.
Outre les statuts, l’article 6 du règlement intérieur du Conseil d’administration précise les attributions et les règles de fonctionnement du Conseil d’administration.
Renforcer l’efficacité des travaux du Conseil
Représentativité et implication des administrateurs
13.
Il est recommandé que la durée du mandat des administrateurs fixée par les statuts puisse être de 4 ans sans excéder 6 ans.
La durée du mandat d’administrateur est de 6 ans. La durée du mandat des administrateurs élus par les salariés est de 3 ans.
14.
Le rapport annuel doit indiquer précisément la composition nominative du Conseil et de chacun de ses comités (durée du mandat, profil de l’administrateur…).
Ces informations figurent en introduction (pages 6 et 7) ou dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise en points 3.2 et 4.1.
Formation
15.
L’administrateur doit pouvoir bénéficier d’une formation (qui peut être personnalisée) sur les spécificités de l’entreprise, ses métiers et son secteur d’activité, et sur les grands principes de gouvernance d’entreprise.
Les administrateurs ont l’obligation légale de se former tout au long de leur mandat : à ce titre, chacun d’entre eux bénéficie annuellement d’un plan individuel de formation. Par ailleurs, le Comité des nominations veille à leur suivi et un bilan annuel est présenté au Conseil d’administration. Voir rapport sur le gouvernement d’entreprise (point 3.1 - section « Condition d’exercice du mandat d’administrateur »).
16.
Les administrateurs sont tenus de se former. Un engagement formel de formation peut leur être demandé.
Cette obligation est mentionnée dans la Charte des « droits et devoirs des administrateurs et censeurs du Crédit Coopératif ». Depuis 2015, un bilan individuel des formations suivies sur l’année écoulée est présenté au Conseil.
Compensation et indemnisation
17.
Les fonctions d’administrateur sont réputées bénévoles. Cependant, des indemnités compensatrices du temps passé et/ou de perte d’activité professionnelle peuvent être prévues.
En application des dispositions de l’article 6 de la loi du 10 septembre 1947, les fonctions des membres du Conseil d’administration sont gratuites et n'ouvrent droit, sur justification, qu'à remboursement de frais, ainsi qu'au paiement d'indemnités compensatrices du temps consacré à l'administration du Crédit Coopératif. L’Assemblée générale détermine chaque année une somme globale au titre des indemnités compensatrices.
Le Conseil d’administration peut allouer aux censeurs une indemnité compensatrice du temps passé à l’exercice de leurs fonctions par prélèvement sur le montant global de l’enveloppe votée chaque année par l’Assemblée pour les membres du Conseil d’administration.
18.
Le montant global des versements effectués à ce titre aux administrateurs et le montant individuel des rémunérations versées aux dirigeants mandataires sociaux sont exposés dans le rapport annuel.
Le montant global des versements effectués à ce titre aux administrateurs et le montant individuel des rémunérations versées aux dirigeants mandataires sociaux sont respectivement exposés, dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise, aux point 4.3 et point 3.7 - section « Informations quantitatives concernant les rémunérations de la population régulée ».
Moyens mis à la disposition des membres du Conseil
19.
L’administrateur doit obtenir dans des délais appropriés les informations exactes, claires, concises, permettant une intervention utile sur les sujets à l’ordre du jour du Conseil et propices à une prise de décision éclairée.
Les documents réalisés en support des réunions du Conseil d’administration et des comités spécialisés sont conservés sur un extranet dédié et sécurisé et sont mis en ligne plusieurs jours avant la séance pour permettre aux membres du Conseil de préparer les réunions.
Organiser et responsabiliser le Conseil
Déontologie et engagements de l’administrateur
20.
L’administrateur doit s’assurer qu’il a pris connaissance des obligations générales et particulières de sa charge.
Cette obligation est mentionnée dans la Charte des « droits et devoirs des administrateurs et censeurs du Crédit Coopératif ».
21.
L’administrateur contribue à la collégialité et à l’efficacité des travaux du Conseil ainsi que des comités spécifiques constitués en son sein. Il doit être assidu et participer à toutes les séances du Conseil et réunions des comités auxquels il appartient.
Cette obligation est mentionnée dans la Charte des « droits et devoirs des administrateurs et censeurs du Crédit Coopératif ».
Le taux de participation aux réunions du Conseil est de 92 % en 2025 contre 89 % en 2024.
22.
L’administrateur doit pouvoir rencontrer les principaux dirigeants de l’entreprise, y compris hors la présence des dirigeants mandataires sociaux.
Des temps d’échanges sont prévus en dehors des séances du Conseil et des comités dans le cadre d’autres événements (Rencontre nationale, rencontres coopératives, séminaires du Conseil). Des réunions sont organisées hors la présence des mandataires sociaux pour les présidents de comités spécialisés ou administrateurs.
Comités spécialisés du Conseil
23.
Les comités spécialisés sont des émanations du Conseil et doivent lui rendre compte. Ils ne doivent pas conduire le Conseil à se dessaisir de ses responsabilités.
Les présidents de chacun des comités spécialisés rendent systématiquement compte en séance du Conseil d’administration, sur la base d’un compte-rendu écrit, de la teneur des travaux des comités et des échanges qui se sont tenus en leur sein.
24.
La mise en place de ces comités est réglementée par la régulation bancaire.
Le Crédit Coopératif dispose d’un Comité des risques, d’un Comité d’audit, d’un Comité des rémunérations et d’un Comité des nominations, conformément à la réglementation bancaire. Depuis 2019, un Comité RSE et Sociétariat a été institué.
25.
Ces comités peuvent faire appel autant que de besoin aux compétences de l’exécutif et de personnalités extérieures choisies pour leur compétence.
Le Directeur général et le Directeur général adjoint ainsi que deux censeurs au plus participent aux comités. Selon les thèmes, des cadres dirigeants de l’entreprise participent aux réunions qui les concernent. Le règlement intérieur du Conseil prévoit la possibilité pour les comités de se faire assister par un expert indépendant et, pour le Comité d’audit et le Comité des risques, par toute personne collaborateur de la société ou conseiller externe, invité par le président du comité.
Évaluation et transparence du travail du Conseil
26.
Le Conseil procède, par tout moyen à sa convenance, et au moins une fois tous les deux ans, à l’évaluation de sa capacité à répondre aux attentes des sociétaires en passant en revue périodiquement sa composition, son organisation et son fonctionnement.
Le Conseil procède annuellement à une autoévaluation de son organisation et de son fonctionnement, aboutissant à des préconisations faisant l’objet d’un suivi. La dernière enquête a été menée en décembre 2025 en lien avec la Fédération Nationale des Banques Populaires (FNBP).
27.
Une fois par an, le Conseil d’administration doit consacrer un point de son ordre du jour à un débat sur son fonctionnement général et sur la formation des administrateurs.
Ce débat s’est déroulé lors de la réunion du Conseil d’administration du 25 mars 2025.
L’équipe Président/Directeur
28.
Les descriptions de fonctions et les délégations de pouvoirs doivent traduire la primauté politique des élus, la responsabilité managériale et exécutive des cadres dirigeants et organiser dans la clarté la complémentarité de leurs interactions.
La Charte de gouvernement d’entreprise du Crédit Coopératif expose aux parties prenantes de la banque les modalités de fonctionnement de sa gouvernance pleinement alignée entre ses différentes composantes.
29.
Les formations ou les projets communs alliant président et directeur général peuvent être développés à tous les niveaux de l’entreprise.
En 2024, la Présidence et la Direction générale ont participé à la co-construction du Plan Stratégique 2025-2030 « 100% engagés » : celui-ci a été adopté, le 12 décembre 2024, par le Conseil d’administration après réflexions et travaux ayant mobilisé plus de 10 000 sociétaires et plus de 700 collaborateurs.
En 2025, la Présidence et la Direction générale ont conjointement contribué au déploiement de ce plan notamment au travers de sa présentation à l’occasion d’une tournée de présentation à Paris et en région.
Rapport coopératif – Révision coopérative
30.
La réalisation régulière d’un rapport coopératif, souvent appelé bilan ou révision, doit permettre d’apprécier le fonctionnement de l’entreprise coopérative au regard des valeurs et principes défendus.
La loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l’Économie Sociale et Solidaire définit les modalités de la révision coopérative qui s’applique au Crédit Coopératif depuis l’exercice 2016. Le dernier rapport coopératif a été établi le 3 avril 2024 et a porté sur les exercices 2022 et 2023.
31.
Le rapport doit alternativement mettre en évidence le point de vue des dirigeants et celui des coopérateurs et des adhérents, afin d’établir un véritable diagnostic partagé.
Les statuts du Crédit Coopératif stipulent qu’après présentation du rapport du réviseur coopératif, l’Assemblée générale ordinaire en prend acte.
32.
Le rapport doit permettre de renseigner les dirigeants sur la compréhension, les attentes et l’image que les adhérents ont de l’entreprise et suggérer les actions susceptibles d’améliorer le fonctionnement et la situation de l’entreprise coopérative et mutualiste.
L’Assemblée générale du 31 mai 2023 a nommé le cabinet AREVCO, en qualité de réviseur coopératif. Dans le cadre de sa mission qui a porté sur les exercices 2021 et 2022, le cabinet AREVCO a eu à analyser plusieurs informations et documents mis à sa disposition par le Crédit Coopératif et à s’entretenir avec plusieurs personnes (Directeur général, président du Conseil d’administration, administrateurs et collaborateurs). Le rapport de révision coopérative constate notamment les points forts suivants pour le Crédit Coopératif : l’engagement dans l’ESS depuis son origine, la cohérence du projet coopératif, le caractère pionnier sur les nouveaux sujets, l’attachement des sociétaires, la proximité et l’animation locale avec les sociétaires, le bilan carbone 4 fois moins élevé que les autres banques, l’implication de l’équipe de direction.
L’Assemblée générale qui se tiendra en 2028 sera appelée à nommer un réviseur coopératif pour une nouvelle mission.
Conclusion
33.
Un code d’éthique et de déontologie ou une charte, adaptés à chaque entreprise pourra préciser la mise en œuvre du présent guide, en fixant les engagements réciproques des sociétaires, des élus et des salariés.
Le Crédit Coopératif applique le Code de conduite et d’éthique du Groupe BPCE.
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1.Présentation du Crédit Coopératif
Le siège social du Crédit Coopératif est situé au 12, boulevard de Pesaro – CS 10002 – 92024 Nanterre Cedex. Son code Ape est le 6419 Z.
Le Crédit Coopératif est une société coopérative anonyme de banque populaire à capital variable enregistré au registre du commerce et des sociétés de Nanterre sous le numéro 349 974 931 régie par les articles L. 512-2 et suivants du Code monétaire et financier et l'ensemble des textes relatifs aux banques populaires, la loi du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération, les titres I à IV du livre II du Code de commerce, le chapitre Ier du titre I et le titre III du livre V du Code monétaire et financier, les textes pris pour leur application, ainsi que par les statuts.
Législation applicable
- ●de faire toutes opérations de banque avec les entreprises commerciales, industrielles, artisanales, agricoles ou libérales, à forme individuelle ou de société, et plus généralement, avec toute autre collectivité ou personne morale, sociétaires ou non, d’apporter son concours à sa clientèle de particuliers, de participer à la réalisation de toutes opérations garanties par une société de caution mutuelle constituée conformément à la section 3 du chapitre V du titre I du livre V du Code monétaire et financier, d’attribuer aux titulaires de comptes ou plans d’épargne-logement tout crédit ou prêt ayant pour objet le financement de leurs projets immobiliers, de recevoir des dépôts de toute personne ou société et, plus généralement, d’effectuer toutes les opérations de banque, visées au titre I du livre III du Code monétaire et financier ;
- ●d’effectuer toutes opérations connexes visées à l’article L. 311-2 du Code monétaire et financier, fournir les services d’investissement prévus aux articles L. 321-1 et L. 321-2 du Code précité et exercer toute autre activité permise aux banques par les dispositions légales et réglementaires. À ce titre, elle peut notamment effectuer toutes opérations de courtage d’assurance et plus généralement d’intermédiation en assurance, et pourra également participer à toutes émissions d’emprunts, publics et privés ; elle peut effectuer toute activité d’intermédiaire ou d’entremise immobilière, et à ce titre effectuer pour le compte de tiers toutes transactions immobilières et mobilières, ainsi que l’activité de conseil en gestion de patrimoine et en investissement et ce conformément à la réglementation en vigueur ;
- ●d’effectuer tous investissements immobiliers ou mobiliers nécessaires à l’exercice de ses activités, souscrire ou acquérir pour elle-même tous titres de placements, prendre toutes participations dans toutes sociétés, tous groupements ou associations, et plus généralement, effectuer toutes opérations de quelque nature qu’elles soient, se rattachant directement ou indirectement à l’objet de la société et susceptibles d’en faciliter le développement ou la réalisation ;
- ●dans le cadre de ses activités spécifiques, d’effectuer, outre les opérations précitées, toutes opérations de toute nature dans le secteur de l’économie sociale et solidaire. Plus particulièrement elle peut développer toutes activités et nouer tout partenariat avec tout organisme, société ou entité publique ou privée ainsi qu’avec toute collectivité locale ou territoriale.
En outre, la société et ses dirigeants assurent un rôle majeur de représentation auprès des instances de la coopération et de l’économie sociale et solidaire, tant en France qu’à l’étranger.
La société pourra exercer ses activités en France et à l’étranger pour elle-même, pour le compte de tiers ou en participation et, d’une manière générale, effectuer toutes opérations financières, commerciales, mobilières ou immobilières ou de prestations de services se rattachant, directement ou indirectement à l’objet social.
Immatriculée en date du 23 mars 1989, la durée de la société expire le 23 mars 2088, sauf cas de dissolution anticipée ou de prorogation.
Les documents juridiques relatifs à la société (statuts, procès-verbaux d’Assemblées générales, rapports des contrôleurs légaux) peuvent être consultés au greffe du Tribunal de Commerce de Nanterre.
Les rapports annuels ou documents d’enregistrement universel de ces 10 dernières années peuvent être consultés sur le site Internet du Crédit Coopératif :
https://www.credit-cooperatif.coop/votre-banque/une-autre-banque-est-possible/resultats-informations-reglementees/Le Groupe BPCE, deuxième groupe bancaire en France, exerce tous les métiers de la banque et de l’assurance, au plus près des besoins des personnes et des territoires. Il s’appuie sur deux réseaux de banques commerciales coopératives et autonomes, celui des 14 Banques Populaires et celui des 15 Caisses d'Epargne, détenus par 9,6 millions de sociétaires.
Acteur majeur en France dans la banque de proximité et l’assurance avec ses deux grands réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne ainsi qu’avec la Banque Palatine et Oney, le groupe déploie également au niveau mondial les métiers de banque de financement et d’investissement, avec Natixis Corporate & Investment Banking, et de gestion d’actifs, avec Natixis Investment Managers.
Le Crédit Coopératif est affilié à BPCE. Organe central au sens de la loi bancaire et établissement de crédit agréé comme banque, BPCE est constitué sous forme de SA à directoire et conseil de surveillance dont le capital est détenu à hauteur de 50 % par les Banques Populaires. Le Crédit Coopératif en détient 1,03 %.
BPCE est notamment chargé d’assurer la représentation des affiliés auprès des autorités de tutelle, d’organiser la garantie des déposants, d’agréer les dirigeants et de veiller au bon fonctionnement des établissements du groupe. Il détermine aussi les orientations stratégiques et coordonne la politique commerciale du groupe dont il garantit la liquidité et la solvabilité. En qualité de holding, BPCE exerce les activités de tête de groupe. Il détient et gère les participations dans les filiales.
Parallèlement, dans le domaine des activités financières, BPCE a notamment pour missions d’assurer la centralisation des excédents de ressources des Banques Populaires et de réaliser toutes opérations financières utiles au développement et au refinancement du groupe. Il offre par ailleurs des services à caractère bancaire aux entités du groupe.
Chiffres clés au 31 décembre 2025 du Groupe BPCE
35 millions de clients
9,6 millions de sociétaires
Plus de 100 000 collaborateurs
2e groupe bancaire en France (1)
2e banque de particuliers (2)
1re banque des entreprises(3)
2e banque des professionnels et des entrepreneurs individuels (4)
Le Groupe BPCE finance plus de 21 % de l’économie française (5)
Parmi les plus importants gestionnaires d’actifs à l’échelle mondiale (6)
Les établissements associés au Crédit Coopératif sont des sociétés autonomes liées juridiquement au Crédit Coopératif par une convention d’association. Cette convention stipule que le Crédit Coopératif est garant de la liquidité et de la solvabilité de ces établissements et les assiste sur le plan administratif et réglementaire. Le Crédit Coopératif n’est pas systématiquement présent au capital de ses établissements associés.
Depuis l’arrêté des comptes au 31 décembre 2014, les établissements associés n’entrent plus dans le périmètre de consolidation comptable du Crédit Coopératif, à l’exception de la Banque Edel.
Les établissements associés sont des outils financiers créés à l’initiative des fédérations professionnelles. Ils ont pour rôle de faciliter l’accès au crédit des entreprises adhérentes des fédérations en leur apportant une contre-garantie et/ou caution bancaire. Ces partenariats permettent au Crédit Coopératif d’accompagner plusieurs milliers de PME-PMI dans tous les secteurs d’activités et dans toutes les régions. Ils sont des acteurs essentiels de la relation ternaire.
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2.Capital social du Crédit Coopératif
Le capital social est composé exclusivement de parts sociales d'une valeur nominale de 15,25 euros, entièrement libérées et toutes de même catégorie.
Au 31 décembre 2025, le capital s’élève à 1 057 297 780,50 euros, soit 69 331 002 parts détenues par 149 412 sociétaires. Il demeure dans le plafond maximal de capital fixé à 1 500 000 000 euros par l’Assemblée générale extraordinaire du 26 avril 2018.
Évolution et détail du capital social du Crédit Coopératif
Au 31 décembre 2025
Montant
(en milliers d’euros)
% en capital
% en droit
de vote
TOTAL
1 057 298
100 %
100 %
Au 31 décembre 2024
Montant
(en milliers d’euros)
% en capital
% en droit
de vote
TOTAL
1 089 595
100 %
100 %
Au 31 décembre 2023
Montant
(en milliers d’euros)
% en capital
% en droit
de vote
TOTAL
1 124 514
100 %
100 %
En application de l’article L. 512-5 du Code monétaire et financier, aucun sociétaire ne peut disposer dans les Assemblées, par lui-même ou par mandataire, au titre des droits de vote attachés aux parts qu’il détient directement et/ou indirectement et aux pouvoirs qui lui sont donnés, de plus de 0,25 % du nombre total de droits de vote attachés aux parts de la société. Cette limitation ne concerne pas le président de l’Assemblée émettant un vote en conséquence des procurations reçues conformément à l’obligation légale qui résulte de l’article L. 225-106 du Code de commerce. Le nombre de droits de vote détenus directement ou indirectement s’entend notamment de ceux qui sont attachés aux parts qu’un sociétaire détient, à titre personnel, aux parts qui sont détenues par une personne morale qu’il contrôle au sens de l’article L. 233-3 du Code de commerce et aux parts assimilées aux parts possédées, telles que définies par les dispositions des articles L. 233-7 et suivants dudit Code.
En application de l’article 11 des statuts du Crédit Coopératif prévoyant la faculté de radiation des sociétaires pour perte de l’engagement coopératif, le Conseil d’administration du 1er octobre 2025 a décidé de radier 592 sociétaires représentant un nombre de 13 582 parts sociales.
Sont admises comme sociétaires, participant ou non aux opérations de banque et aux services du Crédit Coopératif, toutes personnes physiques ou morales. Les sociétaires ne sont responsables qu’à concurrence du montant nominal des parts qu’ils possèdent. La propriété d’une part emporte de plein droit adhésion aux statuts de la société et aux décisions de l’Assemblée générale.
Les parts sociales du Crédit Coopératif sont obligatoirement nominatives et inscrites en comptes individuels tenus dans les conditions réglementaires.
Elles donnent potentiellement droit à un intérêt annuel fixé par l’Assemblée générale annuelle dont le taux est au plus égal à la moyenne, sur les trois années civiles précédant la date de l’Assemblée générale, du taux moyen de rendement des obligations des sociétés privées, majoré de deux points. Ce plafond est fixé par l’article 14 de la loi du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération. L’intérêt est calculé proportionnellement au nombre de mois entiers de possession des parts et son paiement effectif est conditionné à la détention d’au moins une part sociale à la clôture de l’exercice. Par ailleurs, le sociétaire participe, dans les conditions fixées par la loi et les statuts, aux Assemblées générales et au vote des résolutions. Le paiement des intérêts et le cas échéant, des ristournes intervient dans un délai de neuf mois après la clôture de l’exercice. Les modalités de mise en paiement sont fixées par l’Assemblée ou, à défaut, par le Conseil d’administration.
L’Assemblée générale peut valablement décider une opération d’échange, de regroupement, d’attribution de titres, d’augmentation ou de réduction du capital, de fusion ou autre opération sociale, nonobstant la création de rompus à l’occasion d’une telle opération. Les propriétaires de titres isolés ou en nombre inférieur à celui requis pour participer à l’opération doivent, pour exercer leurs droits, faire leur affaire personnelle du groupement et éventuellement de l’achat ou de la vente des titres ou droits nécessaires.
L’offre au public de parts sociales s’inscrit dans une volonté d’élargir le sociétariat à un plus grand nombre de clients, de rajeunir le sociétariat et de le diversifier. Cette démarche contribue, par ailleurs, à assurer la pérennité du capital social du Crédit Coopératif.
Le montant maximum du capital social dans la limite duquel le capital effectif du Crédit Coopératif peut librement varier à la hausse, ainsi que ses modalités d’augmentation sont fixées, sur le rapport du Conseil d’administration et après autorisation de l’organe central BPCE SA, par l’Assemblée générale extraordinaire.
Le capital effectif est augmenté par l’entrée de nouveaux associés agréés par le Conseil d’administration du Crédit Coopératif ou par la souscription de nouvelles parts par les sociétaires avec l’agrément du Conseil d’administration.
Le capital social du Crédit Coopératif est variable et composé, depuis le 1er janvier 2023, d’une catégorie de parts sociales identiques ayant chacune une valeur nominale de 15,25 euros et assorties d’un droit de vote et d’un droit au versement d’un intérêt décidé par l’Assemblée générale.
Pour les droits de vote, chaque sociétaire dispose d’une voix, quel que soit le nombre de parts qu’il détient.
Le Conseil d’administration a fixé un plancher de détention minimum de parts sociales pour les personnes physiques, des plafonds maximum de détention différenciés pour les personnes physiques et morales ainsi que des cas dérogatoires. Ces derniers sont exposés dans le prospectus pour l’offre au public de parts sociales du Crédit Coopératif, étant précisé que le prospectus élaboré en 2025 a obtenu le visa n° 25-282 de l’AMF le 7 juillet 2025 et est valable jusqu’au 6 juillet 2026. Le prospectus est mis en ligne sur son site Internet https://www.credit-cooperatif.coop et sur le site de l’AMF www.amf-france.org.
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3.Organes d’administration, de direction et de surveillance
Rôle et pouvoirs du Conseil d’administration
Le Conseil d’administration du Crédit Coopératif détermine les orientations de l’activité de la banque et veille à leur mise en oeuvre . Il fonctionne selon les principes de gouvernance définis dans ses statuts et le règlement intérieur du Conseil d’administration.
S’appuyant sur ces principes, le Crédit Coopératif s’attache à mettre en œuvre non seulement une véritable gouvernance d’entreprise, mais aussi une gouvernance coopérative au profit de ses clients et sociétaires.
Outre les pouvoirs expressément prévus par la loi et par les statuts du Crédit Coopératif, le Conseil d’administration, conformément à sa Charte de Gouvernement d’entreprise précisant les modalités de fonctionnement de sa gouvernance, assure notamment la détermination des orientations stratégiques, de surveillance de l’activité commerciale et de la situation financière du Crédit Coopératif et veille à la bonne marche des entités du Groupe Crédit Coopératif (filiales et établissements associés) ainsi qu’à la pertinence de sa politique de participations.
-
4.Informations complémentaires concernant les mandataires sociaux
Administrateurs
MANDATS AU COURS DE L’EXERCICE 2025
FORME
JURIDIQUEFONCTION
ANNÉE DE NAISSANCE
Jérôme Saddier, Président du Conseil d’administration
1970
Crédit Coopératif
SA
Président du Conseil d’administration
- ●Membre du Bureau
BTP Banque
SA
Représentant permanent du Crédit Coopératif au Conseil de surveillance, membre
ECOFI Investissements
SA
Président du Conseil de surveillance
ESFIN Gestion
SA
Membre du Conseil de surveillance
Fondation d’entreprise Crédit Coopératif
Fondation d’entreprise
Vice-Président du Conseil d’administration
Banque EDEL
SA
Membre du Conseil de surveillance
Fédération Nationale des Banques Populaires (FNBP)
Association
Membre du Conseil d’administration
BPCE SA
SA
Membre du Conseil de surveillance
- ●Membre du Comité des risques
France Active
Association
Représentant permanent du Crédit Coopératif, administrateur
COOP.FR
Association
Président du Conseil d’administration
ESS France
Association
Membre du Conseil d’administration
Ciriec France
Association
Membre du Conseil d’administration
Festival d’Avignon
Association
Membre du Conseil d’administration
Cité du Mot, prieuré de La Charité
Etablissement Public de Coopération Culturelle
Membre du Conseil d’administration
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
100 %
- ●Bureau du Conseil d’administration
100 %
- ●Comité d’audit
100 %
- ●Comité des nominations
100 %
- ●Comité des risques
100 %
- ●Comité RSE et sociétariat
75 %
- ●Comité des rémunérations
100 %
MANDATS AU COURS DE L’EXERCICE 2025
FORME
JURIDIQUEFONCTION
ANNÉE DE NAISSANCE
Anne-Marie Harster, au titre de MGEN – RETRAITée
1959
Crédit Coopératif
SA
Administratrice, Vice-présidente
- ●Membre du Bureau
- ●Présidente du Comité RSE et Sociétariat
- ●Membre du Comité des rémunérations
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
100 %
- ●Bureau du Conseil d’administration
100 %
- ●Comité des rémunérations
100 %
- ●Comité RSE et Sociétariat
100 %
Nathalie Kestener, au titre de Sofitech – Dirigeante de société
1967
Crédit Coopératif
SA
Administratrice, Vice-Présidente
- ●Membre du Bureau
- ●Présidente du Comité d’audit
- ●Membre du Comité RSE et Sociétariat
SOFITECH
Société de caution mutuelle
Administratrice
MCSA
SA
Administratrice
- ●Membre du Comité d’audit
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
100 %
- ●Bureau d Conseil d’administration
100 %
- ●Comité d’Audit
100 %
- ●Comité RSE et Sociétariat
75 %
MANDATS AU COURS DE L’EXERCICE 2025
FORME
JURIDIQUEFONCTION
ANNÉE DE NAISSANCE
Guillaume Légaut, au titre de l’UCPA Sport Vacances – Dirigeant d’une association
1969
Crédit Coopératif
SA
Administrateur, Vice-président
- ●Membre du Bureau
- ●Président du Comité des rémunérations
- ●Membre du Comité des risques
UCPA Sport Vacances
Association
Directeur général
UCPA Sport Loisirs
Association
Directeur général
UCPA Formation
Association
Président (représentant les associations UCPA Sport Vacances et UCPA Sport Loisirs)
UCPA Vents et Voyages
SAS
Président (représentant l’association UCPA Sport Vacances)
UCPA Patrimoine
SCI
Président (représentant l’association UCPA Sport Vacances)
Le lieu commun
GIE
Président (représentant l’association UCPA Sport Vacances)
Bordeaux Belcier
SCI
Président (représentant l’association UCPA Sport Vacances)
La Vacance
SAS
Président (représentant l’association UCPA Sport Vacances)
UCPA Développement
SAS
Président (représentant l’association UCPA Sport Loisirs)
UCPA Immobilier Loisirs
SAS
Président (représentant l’association UCPA Sport Loisirs)
UCPA Sports Loisirs
SAS
Président (représentant l’association UCPA Sport Loisirs)
The Roof France
SAS SCIC
Président (représentant l’association UCPA Sport Loisirs)
Meudon Pointe de Trivaux
SAS
Président (représentant l’association UCPA Sport Loisirs)
USS Bordeaux Brazza
SCI
Gérant (représentant l’association UCPA Sport Loisirs)
USS Nantes
SAS
Président (représentant l’association UCPA Sport Loisirs)
Stade nautique Mérignac
SAS
Président (représentant l’association UCPA Sport Loisirs)
Bois le Roi Loisirs
SAS
Président (représentant l’association UCPA Sport Loisirs)
Reims Aquagliss
SAS
Président (représentant l’association UCPA Sport Loisirs)
Univers Glace
SAS
Président (représentant l’association UCPA Sport Loisirs)
LS « LES EAUX CHAUDES » LOISIRS SPORTIFS « LES EAUX CHAUDES »
EURL
Gérant
LOISIRS SPORTS URBAINS 19EME ARRDT
EURL
Gérant
« LS 21 » LOISIRS SPORTIFS 21
EURL
Gérant
LS 33 MERIGNAC
EURL
Gérant
LS ANGERS GLACE
EURL
Gérant
LS Grand Angoulême
SAS
Gérant
« LS LAMENTIN » LOISIRS SPORTIFS LAMENTIN
EURL
Gérant
« LS LE PÔLE » LOISIRS SPORTIFS LE PÔLE
EURL
Gérant
LS CHALONS CITE GLACE
EURL
Gérant
LS ETAMPES
EURL
Gérant
LS GEORGES VALLEREY
EURL
Gérant
LS LE VELODROME SQY
EURL
Gérant
LS « MEUDON » LOISIRS SPORTIFS MEUDON
EURL
Gérant
« LS MORLAIX » LOISIRS SPORTIFS MORLAIX
EURL
Gérant
« LS PASTRE » LOISIRS SPORTIFS PASTRE
EURL
Gérant
« LS PORTES DE L’EURE » LOISIRS SPORTIFS PORTES DE L’EURE
EURL
Gérant
« LS REIMS LOISIRS » SPORTIFS REIMS
EURL
Gérant
« LSU GH »
EURL
Gérant
LS SAINT MAUR CENTRE EQUESTRE
EURL
Gérant
« LS TREZIROISE » LOISIRS SPORTIFS TREZIROISE
EURL
Gérant
« LS UCPA SPORTS EVENT »
EURL
Gérant
LS USS BRAZA
EURL
Gérant
LS USS NANTES
EURL
Gérant
« LSU MARNE ET GONDOIRE » LOISIRS SPORTIFS URBAINS MARNE ET GONDOIRE
EURL
Gérant
« LSU ROGER LEGALL » LOISIRS SPORTIFS URBAINS ROGER LEGALL
EURL
Gérant
« LS AQUA SENART » LOISIRS SPORTIFS AQUA SENART
EURL
Gérant
« LS SCORFF » LOISIRS SPORTIFS SCORFF
EURL
Gérant
« LS MEYZIEU » LOISIRS SPORTIFS MEYZIEU
EURL
Gérant
« LS SMV » LOISIRS SPORTIFS SMV
EURL
Gérant
« LS LA VAGUE » LOISIRS SPORTIFS LA VAGUE
EURL
Gérant
« LS 59 » LOISIRS SPORTIFS 59
EURL
Gérant
Enseignement et Animation Scientifique
EURL
Gérant
GIP FRANCE VOLONTAIRES
GIP
Président
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
78 %
- ●Bureau du Conseil d’administration
86 %
- ●Comité des risques
83 %
- ●Comité des rémunérations
100 %
MANDATS AU COURS DE L’EXERCICE 2025
FORME
JURIDIQUEFONCTION
ANNÉE DE NAISSANCE
SANDRINE LEMERY, PERSONNE PHYSIQUE – CONSULTANTE ET ADMINISTRATRICE
1968
Crédit Coopératif
SA
Administratrice, Vice-Présidente
- ●Membre du Bureau
- ●Présidente du Comité des risques
- ●Membre du Comité d’audit
Fonds de réserve pour les retraites (FRR)
Établissement public administratif
Présidente du Conseil de surveillance
Etablissement public du fonds de prévoyance des militaires de l’aéronautique (EPFP)
Établissement public administratif
Administratrice (jusqu’en avril 2025)
- ●Présidente du Comité d’audit (jusqu’en avril 2025)
Fondation Alzheimer
Association
Administratrice, Vice-Présidente
NEMROD PARTENAIRES
SAS
Conseiller sénior
TAMSA CONSEILS
SASU
Présidente
Union Financière de France
SA
Administratrice
- ●Présidente du Comité d’audit
- ●Présidente du Comité des risques
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
89 %
- ●Bureau du Conseil d’administration
71 %
- ●Comité d’audit
100 %
- ●Comité des risques
100 %
STEPHANE WINDSOR, AU TITRE DE WE COOP – DIRIGEANT DE SOCIÉTÉ
1965
Crédit Coopératif
SA
Administrateur, Vice-président
- ●Membre du Bureau
- ●Président du Comité des nominations
- ●Membre du Comité d’audit
WE COOP
Association
Administrateur
ORCAB
SA Coopérative Artisanale
Directeur général
SCI WINDSOR REVIERS
SCI familiale
Gérant
ECOMAISON
SAS
Représentant permanent d’ORCAB, administrateur
MYCOOP
SA Coopérative Artisanale
Représentant permanent d’ORCAB, administrateur
ARDRIS
SA Coopérative Artisanale
Représentant permanent d’ORCAB, administrateur
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
100 %
- ●Bureau du Conseil d’administration
100 %
- ●Comité d’audit
100 %
- ●Comité des nominations
100 %
MANDATS AU COURS DE L’EXERCICE 2025
FORME
JURIDIQUEFONCTION
ANNÉE DE NAISSANCE
Glenn André, PERSONNE PHYSIQUE – Chargé DE MISSION
1986
Crédit Coopératif
SA
Administrateur
- ●Vice-Président du Comité RSE et Sociétariat
- ●Membre du Comité des risques
Métropole de Rennes
Métropole
Chargé de mission (ingénieur territorial)
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
100 %
- ●Comité RSE et Sociétariat
75 %
- ●Comité des risques
100 %
Fatima Bellaredj, au titre de la CG SCOP – Déléguée générale d’une association
1970
Crédit Coopératif
SA
Administratrice
- ●Vice-Présidente du Comité des risques
- ●Membre du Comité des nominations
Confédération générale des SCOP
Association
Déléguée générale
Mutuelle des SCOP
Mutuelle
Administratrice
ESS France
Association
Administratrice et Secrétaire générale
COOP.FR
Association
Représentante permanente de la CG SCOP, administratrice
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
78 %
- ●Comité des nominations
33 %
- ●Comité des risques
67 %
AGNÈS BRIGAUD, PERSONNE PHYSIQUE – SANS PROFESSION
1966
Crédit Coopératif
SA
Administratrice
- ●Membre du Comité RSE et Sociétariat
- ●Membre du Comité des nominations
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
100 %
- ●Comité RSE et Sociétariat
100 %
- ●Comité des nominations
100 %
MANDATS AU COURS DE L’EXERCICE 2025
FORME
JURIDIQUEFONCTION
ANNÉE DE NAISSANCE
DANIELLE DESGUéES, PERSONNE PHYSIQUE – DIRIGEANTE D’une association
1957
Crédit Coopératif
SA
Administratrice
- ●Membre du Comité RSE et Sociétariat
- ●Membre du Comité des risques
- ●Membre du Comité des nominations
Fondation d’entreprise Crédit Coopératif
Fondation d’entreprise
Administratrice
Fonds de dotation « Entreprendre autrement »
Fonds de dotation
Présidente exécutive
Réseau BGE PaRIF
Association
Directrice générale (jusqu’en novembre 2025)
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
100 %
- ●Comité RSE et Sociétariat
100 %
- ●Comité des nominations
100 %
- ●Comité des risques
100 %
Pascal Duperray, au titre de la FEHAP – Dirigeant d’une Fondation
1973
Crédit Coopératif
SA
Administrateur
- ●Membre du Comité des risques
Fondation Saint-Jean-de-Dieu
Association
Directeur général
Fédération Nationale des Institutions de Santé et d’Action Sociale d’Inspiration Chrétienne
(FNISASIC)
Fédération
Administrateur
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
100 %
- ●Comité d’audit
100 %
MANDATS AU COURS DE L’EXERCICE 2025
FORME
JURIDIQUEFONCTION
ANNÉE DE NAISSANCE
Norbert Fanchon, au titre de la FNSC D’HLM – Dirigeant de société
1973
Crédit Coopératif
SA
Administrateur
- ●Vice-Président du Comité d’audit
- ●Membre du Comité des rémunérations
SCIC d’HLM Gambetta
SA
Directeur général
SCIC d’HLM Gambetta Île-de-France
SA
Directeur général
SCIC d’HLM Coopea
SA
Administrateur
SCIC d’HLM Gambetta Occitanie
SA
Administrateur
SAS Gambetta Développement
SAS
Président
SAS Immobilière Rives de Loire
SAS
Président du Conseil de surveillance
Gestion Patrimoniale Immobilière
SARL
Gérant
Vitavi Immobilière
SACICAP
Administrateur
Vitavi Promotion
SAS
Président de la SAS et du Conseil d’administration
Procivis UES-AP
SA
Administrateur
FNSC HLM
Association
Administrateur
SCIC d’HLM Gambetta Sud-Est
SA
Représentant permanent de la SAS Gambetta Développement, administrateur
SACICAP de l’Anjou
SACICAP
Président Directeur général
SACICAP de Franche-Comté
SACICAP
Administrateur
SCP d’HLM Egone
SA
Administrateur
SCIC SAS Foncière coopérative de la région PACA
SAS
Représentant permanent de la SCIC d'HLM Gambetta Sud Est, Directeur général
Foncière coopérative Centre-Val de Loire
SAS
Représentant permanent de la SCIC d'HLM Gambetta, administrateur
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
89 %
- ●Comité d’audit
67 %
- ●Comité des rémunérations
100 %
BENJAMIN GALLEPE, AU TITRE DE LA FEDEPL – Directeur général
1978
Crédit Coopératif
SA
Administrateur
- ●Vice-Président du Comité des nominations
- ●Membre du Comité des risques
Caisse de garantie du Logement locatif social
Établissement Public
Membre du Conseil d’administration
Institution de Prévoyance des Salariés des Entreprises du groupe Caisse des dépôts (IPSEC)
Organisme de prévoyance sociale
Membre du Conseil d’administration
Services of general interest France
Groupement de membres représentatifs des entreprises françaises dédiées à des missions d’intérêt général
Membre du Bureau et Délégué général
Fédération des élus des Entreprises publiques locales
Association
Directeur général
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
100 %
- ●Comité des risques
100 %
- ●Comité des nominations
100 %
MANDATS AU COURS DE L’EXERCICE 2025
FORME
JURIDIQUEFONCTION
ANNÉE DE NAISSANCE
JEAN-MANUEL HERGAS, au titre d’APF FRANCE HANDICAP – TRESORIER D’UNE ASSOCIATION
1972
Crédit Coopératif
SA
Censeur jusqu’au 27 mai 2025, puis Administrateur
- ●Membre du Comité des risques
AGEFIPH
Association
Représentant permanent d’APF France handicap, administrateur
- ●Trésorier adjoint
- ●Membre du Bureau
- ●Membre du Comité d’audit
APF France handicap
Association
Administrateur
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
100 %
- ●Comité des risques
75 %
Nathalie Klopfenstein, au titre du CCFD-Terre Solidaire – Directrice ADMINISTRATIVE et financière dans une association
1967
Crédit Coopératif
SA
Administratrice
- ●Membre du Comité d'audit
CCFD-Terre solidaire
Association
Directrice Administrative et Financière
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
89 %
- ●Comité d’audit
100 %
FLORENCE PRAdIER, AU TITRE DE LA COOPÉRATION AGRICOLE – DIRIGEANTE DE SOCIÉTÉ
1971
Crédit Coopératif
SA
Administratrice
- ●Membre du Comité des risques
- ●Membre du Comité des rémunérations
La Coopération Agricole
Association
Directrice générale
COOP IMMO
SCI
Co-gérante
La Coopération Agricole solutions +
Union de sociétés coopératives agricoles
Administratrice
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
Conseil d’administration
60 %
Comité des risques
50 %
Comités des rémunérations
100 %
MANDATS AU COURS DE L’EXERCICE 2025
FORME
JURIDIQUEFONCTION
ANNÉE DE NAISSANCE
Stéphane Salord, PERSONNE PHYSIQUE – DIRIGEANT DE SOCIÉTÉ
1969
Crédit Coopératif
SA
Administrateur
- ●Membre du Comité d’audit
- ●Membre du Comité RSE et Sociétariat
Preludium
SARL
Gérant
Épargne Éthique Actions
SICAV
Administrateur
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
100 %
- ●Comité RSE et Sociétariat
100 %
OLIVIER URRUTIA, AU TITRE DE LA FCCA – DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL
1976
Crédit Coopératif
SA
Administrateur
- ●Membre du Comité RSE et Sociétariat
Fédération du Commerce coopératif et associé
Association
Délégué général
COOP.FR
Association
Administrateur
Conformité aux règles de cumul des mandats (Code monétaire et financier) :
Conforme
Taux de présence aux instances statutaires :
- ●Conseil d’administration
89 %
- ●Comité RSE et sociétariat
100 %
-
1.Contexte de l’activité
2025 : Une économie française résiliente
En 2025, l’activité mondiale est demeurée sur une tendance à l’apparence inébranlable avec une croissance d’un peu plus de 3,0 % l’an, en léger ralentissement par rapport à 2024. Elle a bénéficié d’une maîtrise générale de l’inflation, surtout en zone euro, de l’accélération de l’investissement technologique (IA), de la reconstitution de stocks au premier semestre, anticipant le renchérissement des importations américaines (hausse des barrières tarifaires), et de politiques budgétaires et monétaires plutôt expansionnistes. Pourtant, l’année a été profondément marquée par une récurrence de secousses souvent dangereuses, phénomène nourri par le renforcement des enjeux de souveraineté. Outre les risques géopolitiques (Ukraine, Moyen-Orient, Taïwan, etc.), la principale incertitude est d’abord venue de l’imprévisibilité de la politique de Donald Trump aux États-Unis. Les relèvements vifs et successifs des droits américains de douane dès le 2 avril (le « liberation day »), suivis de pauses et de revirements à la baisse, puis d’une relative accalmie, ont cependant conduit à une véritable remise en cause du libre−échange. Leurs niveaux inédits depuis la Seconde Guerre mondiale ont accru la fragmentation du commerce mondial, des approvisionnements et des chaînes de production. La dérive de l’endettement public et privé, singulièrement la « fuite en avant » des dépenses publiques, a aussi été une source importante d’inquiétudes politiques et économiques, spécifiquement en France.
L’inflation s’est nettement modérée presque partout dans le monde, malgré le choc provoqué par la hausse des droits de douane, choc néanmoins moins fort que prévu à l’origine. En dépit des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les cours du pétrole se sont en effet repliés de 14,2 % (69,1 dollars le baril de Brent, après 80,5 dollar/baril en 2024), du fait de l’anticipation d’une demande pétrolière affaiblie, spécialement en Chine, de la guerre commerciale, de l’augmentation de la production de l’OPEP+ et de l’absence de problèmes d’approvisionnement. Cette « désinflation » a donc soutenu l’activité, en raffermissant le pouvoir d’achat des agents privés et en permettant à la plupart des Banques centrales d’assouplir leur politique monétaire, hormis au Japon.
Ces tensions commerciales, tout en créant un climat prolongé d’incertitude, ont engendré une volatilité de la conjoncture et des stratégies de contournement des tarifs douaniers ou de diversification des débouchés. Le commerce mondial s’est même envolé en début d’année, ce retour du protectionnisme ayant été anticipé, notamment par la Chine. Les États-Unis, au-delà des fluctuations trimestrielles, ont vu leur croissance ralentir (bien qu’à + 2,2 %) et l’emploi se refroidir, après le dynamisme remarquable de l’économie en 2024 (+ 2,8 %). Paradoxalement, la croissance chinoise, pâtissant toujours de pressions déflationnistes et en ralentissement au second semestre, a atteint la cible officielle de + 5,0 % sur l’ensemble de 2025. La croissance de la zone euro (+ 1,4 %), bien que modérée et disparate selon les pays, a été résiliente, en dépit d’une vulnérabilité technologique plus prégnante, de l’appréciation de l’euro, de la rude concurrence des industriels chinois, du recul de la compétitivité-prix et, au second semestre, de l’obstacle aux exportations européennes qu’a pu constituer l’accord commercial entre l’Union Européenne et les États-Unis. La signature d’un accord commercial avec la Commission européenne le 27 juillet a toutefois réduit l’incertitude des deux côtés de l’Atlantique, en décidant l’imposition de droits de douane de 15 % sur la majorité des importations américaines de biens issues de l’UE. Les pays européens ont affiché des performances variées en 2025. L'Espagne, devenue la locomotive de l’Europe, a enregistré une croissance durablement solide (+ 2,9 %), principalement soutenue par des facteurs de demande interne, liés au dynamisme de l’emploi et aux fonds européens. L'Italie (+ 0,6 %) et l'Allemagne (+ 0,2 %), plus dépendantes des échanges avec les États-Unis, ont vu leur activité accélérer au 1er trimestre, se replier nettement ensuite au 2ème trimestre, puis faire du quasi-surplace au second semestre.
En France, l’année a été marquée par la démission de deux Premiers ministres. Pourtant, l’activité a paradoxalement plutôt bien résisté à l’accroissement de l’incertitude, venant des tensions douanières, de la fragmentation géopolitique des échanges ou encore de la paralysie politique et budgétaire, surtout après la chute du gouvernement le 8 septembre. L’incertitude, qui nourrit l’inquiétude puis l’attentisme, souvent perçue comme un puissant frein au développement de la demande interne, a finalement exercé un impact plus limité que redouté. La croissance, qui a certes évolué à rebours de la conjoncture européenne au 1er semestre, a atteint + 0,9 % en 2025, après + 1,1 % en 2024. L’inflation n’a pas cessé de diminuer, atteignant en moyenne annuelle + 0,9 %, après + 2,0 % en 2024, sous l’effet de la baisse des prix réglementés de l’énergie, du ralentissement de la croissance des salaires et de l’intensification de la concurrence dans le secteur des télécommunications. En conséquence, le taux de chômage a légèrement augmenté, atteignant 7,7 % au 4e trimestre, après 7,3 % à fin 2024.
L'économie française n’a pas su profiter de la ruée commerciale temporaire vers les États-Unis au 1er trimestre, à l’instar de ses voisins européens, d’où un acquis de croissance sur l’année beaucoup plus faible. Surtout, elle n’est pas arrivée à s'extraire d'une dynamique morose, la progression des dépenses des agents privés demeurant atone depuis 2022. En particulier, avant de diminuer un peu, le taux d’épargne des ménages a atteint un sommet (hors Covid) inédit depuis 45 ans de 18,7 % au 2e trimestre. Pourtant, le pouvoir d’achat a été mieux préservé qu’ailleurs en Europe, du fait d’une plus forte désinflation. La consommation des ménages n’a ainsi pas redémarré. De même, l'investissement des ménages a faiblement rebondi, après deux années de forte contraction, illustrant une prudence accrue face à l'incertitude et à la pression fiscale croissante. L'investissement des entreprises non financières a stagné, en grande partie en raison de l'endettement des entreprises, de la fragilité des trésoreries, de la perte de parts de marché et de la remontée passée des coûts de financement. La croissance a donc été essentiellement soutenue par un important mouvement de reconstitution des stocks, après deux années de recul, et par quelques branches, qui ont su maintenir l’activité à flot, à l’exemple de la reprise progressive du secteur aéronautique, exempté des nouveaux droits de douane américains.
-
2.Informations sociales, environnementales et sociétales
En application de l’article 10 du règlement (UE) numéro 575/213, le Crédit Coopératif est exempté de rapport de durabilité obligatoire. En effet, le Crédit Coopératif est compris dans l’entité consolidante du Groupe BPCE, BPCE SA qui le surveille, et est, par conséquent, inclus dans les informations consolidées en matière de durabilité du Groupe BPCE. Les informations consolidées en matière de durabilité du Groupe BPCE sont accessibles sur le site internet de BPCE : https://www.groupebpce.com/investisseurs/resultats-et-publications/documents-de-reference/
Néanmoins, bien que non soumis à l’obligation de publication individuelle au titre de la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), le Crédit Coopératif reste fidèle à son modèle coopératif et a son engagement historique en matière d’impact social et environnemental en faisant le choix de publier un Rapport d’Impact Volontaire (RIV) à ses bornes.
En 2025, le Groupe Crédit Coopératif a publié pour la première fois un RIV relatif à l’exercice 2024. Ce document s’est substitué à la Déclaration de Performance Extra Financière (DPEF) publiée par le passé au sein du Rapport annuel.
Ce rapport est structuré en cohérence avec les exigences de la CSRD afin d’en garantir la lisibilité, la comparabilité et la robustesse des informations publiées.
Les Rapports d’Impact Volontaire sont et seront, comme la DPEF, accessibles en permanence sur le site internet du Crédit Coopératif.
Le Groupe Crédit Coopératif est une coopérative bancaire dont le modèle d’affaires est historiquement orienté vers le financement des acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) ainsi que des PME ancrées dans l'économie réelle, des particuliers attirés par les valeurs que porte la banque et des personnes protégées.
Le Groupe Crédit Coopératif est principalement composé du Crédit Coopératif, de BTP Banque, filiale spécialiste du financement des entreprises du BTP, d’Ecofi, société de gestion d’actifs dont les encours sont gérés à 100 % selon une approche socialement responsable (ISR), et d’Esfin Gestion, partenaire en capital des entreprises de l'ESS.
Le Crédit Coopératif a inscrit dans ses statuts, sous forme de raison d’être, les principes issus du Manifeste pour une autre banque (établi en 2014) structuré autour de sept engagements fondateurs. Cette raison d’être constitue le cadre de référénce stratégique guidant ses décisions, son allocation de ressources et sa relation avec ses parties prenantes.
Pour mener à bien ses activités, le Groupe Crédit Coopératif a recours à différentes ressources ou capitaux ou mobilise plusieurs catégories de ressources :
- ●capital humain : collaborateurs, à la capacité de recruter et fidéliser les talents, aux relations entretenues avec les clients et les sociétaires et plus largement auprès de l’ensemble des parties prenantes ;
- ●capital financier qui correspond :
- ●aux fonds propres du Groupe provenant de la mise en réserve des résultats et de la collecte au titre des parts sociales ;
- ●aux montants d’épargne collectés ;
- ●à la capacité de refinancement sur les marchés.
La démarche de gestion de la solvabilité du Groupe Crédit Coopératif permet d’assurer le développement des activités des métiers dans des conditions favorables.
Dans le cadre de son accompagnement à la transition environnementale, le Crédit Coopératif finance prioritairement des activités ancrées dans l’économie réelle et les transitions sociales et environnementales. L’intensité carbone de ses financements fait l’objet d’un suivi spécifique et s’inscrit dans une trajectoire cohérente avec ses engagements climatiques.
Pour son développement avec et pour ses clients, le Crédit Coopératif a mis en place un modèle original appelé la relation ternaire. Ce modèle structure la relation entre : 1. la banque 2. le client personne morale 3. l’organisation (fédération, mouvement, réseau …) à laquelle ce client appartient.
Ce modèle favorise un dialogue permanent, une co-construction des offres bancaires et une gouvernance intégrant les sociétaires au sein des instances décisionnelles. Il constitue un facteur d’alignement des intérêts, de compréhension sectorielle fine et de maitrise des risques.
Le modèle coopératif, garant de stabilité et de résilience
Tous les sociétaires du Crédit Coopératif ont le droit d’assister aux Assemblées générales et de participer au vote des résolutions sur la base du principe coopératif « une personne, une voix ».
La gouvernance du Crédit Coopératif est marquée par les dispositions spécifiques régissant le fonctionnement des coopératives, inscrites dans la loi du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération :
- ●la double qualité : le Crédit Coopératif appartient à ses sociétaires qui ont la double qualité de propriétaires et de clients de leur banque. Les sociétaires du Crédit Coopératif, qui sont majoritairement des personnes morales de l’économie sociale (associations, coopératives ou adhérents de coopératives, mutuelles, organismes HLM…), constituent son Assemblée générale ;
- ●la liberté d’adhésion : selon le principe de la liberté d’adhésion, tout client peut devenir sociétaire du Crédit Coopératif, à condition de remplir les critères fixés par les statuts et d’être agréé par le Conseil d’administration ;
- ●la règle « une personne, une voix » : tous les sociétaires disposent du même droit de vote à l’Assemblée générale, selon le principe coopératif « une personne, une voix », indépendamment du nombre de parts sociales qu’ils détiennent ;
- ●les réserves impartageables : chaque année, une part significative du résultat du Crédit Coopératif est mise en réserve (avec un minimum de 15 % du résultat net). Ces réserves sont impartageables : elles sont le bien collectif des sociétaires actuels et futurs ainsi que l’héritage collectif des générations antérieures ;
- ●la rémunération limitée du capital : une partie du bénéfice distribuable peut être versée aux sociétaires sous la forme d’une rémunération des parts sociales qu’ils détiennent. Selon le principe de rémunération limitée du capital, les parts sociales d’une coopérative ne peuvent être rémunérées au-delà du taux moyen de rendement des obligations des sociétés privées (TMO) des trois dernières années, majoré de 2 points ;
- ●la ristourne coopérative : le Crédit Coopératif peut également affecter une partie de son bénéfice distribuable sous la forme d’une ristourne à ses sociétaires, proportionnellement au montant des opérations réalisées avec chacun d’eux.
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3.Activités et résultats consolidés du Groupe Crédit Coopératif
Le résultat net consolidé part du Groupe, à 56,6 millions d’euros, est en hausse de 25,9 millions d’euros par rapport à l’exercice 2024. Cette augmentation résulte principalement :
- ●d’une hausse du résultat brut d’exploitation de 7,3 millions d’euros (hausse des frais de gestion de 11,2 millions d’euros et hausse du PNB de 18,5 millions d’euros) ;
- ●d’une hausse du coût du risque de 5,9 millions d’euros ;
- ●d’une hausse des résultats des sociétés mises en équivalence de 27,1 millions d’euros ;
- ●d’une baisse des gains et pertes sur autres actifs de 1,4 millions d’euros ;
- ●d’une stabilité de l’impôt sur les sociétés ;
- ●d’une hausse des intérêts minoritaires de 1,1 millions d’euros.
Produit Net Bancaire
Le PNB 2025 est de 405,7 millions d’euros en hausse de 4,8 % par rapport à 2024. La marge nette d’intérêts (y compris gains et pertes nets sur instruments financiers) est en hausse de 23,8 millions d’euros entre 2024 et 2025, passant de 243,1 à 266,9 millions d’euros.
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4.Activités et résultats du Crédit Coopératif sur base individuelle
Le Produit Net Bancaire s’élève à 320,9 millions d’euros en hausse de 6,7 % par rapport à 2024, soit + 20,1 millions d’euros. Cette hausse provient à la fois de la marge nette d’intérêts et des commissions : marge nette d’intérêts + 21,8 millions d’euros, Commissions + 7,4 millions d’euros, tandis que les produits et charges des autres activités ont diminué de - 9,0 millions d’euros.
Les frais de personnel (137,8 millions d’euros en 2025) ont augmenté par rapport à 2024 de + 8,1 millions d’euros.
Les autres frais de gestion ont augmenté de 2,9 millions d’euros passant de 91,2 millions d’euros en 2024 à 94,0 millions d’euros en 2025. Les dotations aux amortissements ont diminué passant de 3,7 millions d’euros en 2024 à 3,3 millions d’euros en 2025, soit une baisse de 0,4 millions d’euros.
Le résultat brut d’exploitation s’élève à 85,7 millions d’euros en 2025 contre 76,2 millions d’euros en 2024, soit une hausse de 9,5 millions d’euros.
Le coût du risque représente une charge nette de 26,6 millions d’euros, en hausse par rapport à 2024 qui avait atteint un niveau de charges de 22,9 millions d’euros.
Après une charge d’impôt de 10,6 millions d’euros sur la période (11,2 millions d’euros en 2024) et une dotation de provision au titre du FRBG de 0,9 million d’euros, le résultat net ressort à 48,8 millions d’euros contre 38,5 millions d’euros en 2024.
Le bilan 2025 a progressé de 808 millions d’euros passant de 21 623 millions d’euros en 2024 à 22 430 millions d’euros en 2025. Cette augmentation à l’actif provient principalement de l’augmentation des opérations avec la clientèle + 622 millions d’euros entre 2024 et 2025 et des actions et autres titres à revenu fixe + 540 millions d’euros entre 2024 et 2025, compensant largement la diminution des créances sur les établissements de crédit de - 341 millions d’euros entre 2024 et 2025
Au passif, à l’inverse de l’actif les dettes envers les établissements de crédit ont augmenté de + 325 millions d’euros ainsi que les autres passifs + 562 millions d’euros.
Les capitaux propres diminuent de - 5 millions d’euros entre 2024 et 2025 (- 32 millions d’euros de capital, + 5,8 millions d’euros pour les mises en réserve de l’exercice précédent , + 11,0 millions d’euros pour le report à nouveau et un bénéfice 2025 supérieur de 10,3 millions d’euros par rapport à 2024).
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6.Fonds propres et solvabilité
Définition du ratio de solvabilité
Depuis le 1er janvier 2014, la réglementation Bâle 3 est entrée en vigueur. Les ratios de solvabilité sont ainsi présentés selon cette réglementation pour les exercices 2024 et 2025.
Les définitions ci-après sont issues de la réglementation Bâle 3 dont les dispositions ont été reprises dans la directive européenne 2013/36/EU (CRDIV) et le règlement n° 575/2013 (CRR) du Parlement européen et du Conseil. Tous les établissements de crédit de l’Union européenne sont soumis au respect des exigences prudentielles définies dans ces textes depuis le 1er janvier 2014.
A noter la mise en œuvre des nouvelles exigences prudentielles (réforme dite CRR3), avec l’essentiel des mesures, applicables au 1er janvier 2025. Ces changements trouvent leurs sources dans la publication du 19 juin 2024 constitué du règlement 2024/1623 modifiant le règlement CRR 575/2013 et de la directive (UE) 2024/1619 modifiant la directive CRD 2013/36/UE. Toutefois, les travaux de normalisation se sont poursuivis en 2025, notamment en ce qui concerne les normes techniques d’application de certaines parties du texte, en attente de publication par L’Autorité Bancaire Européenne.
- ●un ratio de fonds propres de base de catégorie 1 ou Common Equity Tier 1 (ratio CET1) ;
- ●un ratio de fonds propres de catégorie 1 (ratio T1), correspondant au CET1 complété des fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1) ;
- ●un ratio de fonds propres globaux, correspondant au Tier 1 complété des fonds propres de catégorie 2 (Tier 2).
Auxquels viennent s’ajouter les coussins de capital soumis à discrétion nationale du régulateur. Ils comprennent :
- ●un coussin de conservation ;
- ●un coussin contracyclique ;
- ●un coussin pour les établissements d’importance systémique.
À noter que les deux premiers coussins cités concernent tous les établissements sur base individuelle ou consolidée.
- ●du montant des expositions pondérées au titre du risque de crédit et de dilution ;
- ●des exigences en fonds propres au titre de la surveillance prudentielle des risques de marché et du risque opérationnel multipliées par 12,5.
Jusqu'au 31 décembre 2019, ces ratios ont fait l’objet d’un calcul transitoire, dans le but de gérer progressivement le passage de Bâle 2 à Bâle III.
- ●ratios de fonds propres avant coussins : depuis 2015, le ratio minimum de fonds propres de base de catégorie 1 (ratio CET1) est de 4,5 %. De même, le ratio minimum de fonds propres de catégorie 1 (ratio T1) est de 6 %. Enfin, le ratio minimum de fonds propres globaux (ratio global) est de 8 % ;
- ●coussins de fonds propres : leur mise en application fut progressive depuis 2016 pour être finalisée en 2019 ;
- ●le coussin de conservation de fonds propres de base de catégorie 1 est désormais égal à 2,5 % du montant total des expositions au risque ;
- ●le coussin contracyclique est égal à une moyenne pondérée par les valeurs exposées au risque (EAD) des coussins définis au niveau de chaque pays d’implantation de l’établissement. Le taux du coussin contra cyclique de la France, fixé par le Haut Conseil de stabilité financière, est de 1 % pour l’année 2025 ;
- ●pour l’année 2025, les ratios réglementaires minimum de fonds propres à respecter sont ainsi de 8,00 % pour le ratio CET1, 9,50 % pour le ratio Tier 1 et 11,50 % pour le ratio global l’établissement.
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7.Organisation et activité du Contrôle interne
Trois niveaux de contrôle
Conformément à la réglementation bancaire, aux saines pratiques de gestion et aux normes du Groupe BPCE, le dispositif de contrôle de l’établissement repose sur trois niveaux de contrôle : deux niveaux de contrôle permanent et un niveau de contrôle périodique.
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8.Gestion des risques
Gouvernance de la gestion des risques
La fonction de gestion des risques et celle de certification de la conformité assurent, entre autres missions, le contrôle permanent des risques et de la conformité.
Les Directions des Risques et/ou de la Conformité veillent à l’efficacité du dispositif de maîtrise des risques. Elles assurent l’évaluation et la prévention des risques, l’élaboration de la politique risque intégrée aux politiques de gestion des activités opérationnelles et la surveillance permanente des risques.
Au sein de l’organe central BPCE, la Direction des Risques (Direction des Risques Groupe – DRG) et le Secrétariat Général (Secrétariat Général Groupe – SGG) en charge de la conformité, de la sécurité et des contrôles permanents assurent la cohérence, l’homogénéité, l’efficacité, et l’exhaustivité de la mesure, de la surveillance et de la maîtrise des risques. Ces directions sont en charge du pilotage consolidé des risques du Groupe.
Les missions de ces dernières sont conduites de manière indépendante des Directions opérationnelles. Ses modalités de fonctionnement, notamment en filières, sont précisées entre autres dans la Charte de la 2e ligne de défense mise à jour en mars 2025, en lien avec l’arrêté du 3 novembre 2014, modifié le 25 février 2021, dédié au contrôle interne. La Direction des Risques et/ou de la Conformité de notre établissement lui est rattachée par un lien fonctionnel fort.
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9.Événements postérieurs à la clôture et perspectives
L’instabilité croissante de la situation au Proche et Moyen-Orient est porteuse de risque sur l’activité du Crédit Coopératif au même titre que les établissements de crédit en lien avec l’économie française et régionale. En l’occurrence, le Crédit Coopératif n’opère pas et ne finance pas de clients situés directement dans cette zone géographique. Certains clients entreprises peuvent en revanche subir les effets secondaires de la situation en matière de renchérissement du prix du carburant et de l’énergie ; le Crédit Coopératif participe dans ce cadre à l’effort de soutien aux secteurs concernés (transport, pêche maritime, etc). L’impact de la raréfaction et de la hausse du prix de certaines ressources (HELIUM, PHOSPHATES , AZOTE) est suivi avec notamment nos clients utilisateurs (coopératives agricoles, industries). L’évolution des taux d’intérêt, enfin, peut donner lieu à des ajustements de barèmes plus fréquentes le cas échéant, ainsi qu’une surveillance ad hoc des encours de financements à taux variables, avec une offre quasi systématique de produits de couverture de taux d’intérêt pour les encours corporate concernés. Enfin, le bilan de la banque et ses revenus futurs font l’objet de couverture de taux d’intérêt avec une attention soutenue.
Perspectives pour le Groupe BPCE
Une croissance encore limitée en France
L’année 2026 a débuté sur une rupture géopolitique radicale avec l’intervention militaire américaine au Venezuela. Cette intervention militaire apparaît comme la manifestation affichée des États-Unis de leur volonté de sanctuarisation stratégique de l’hémisphère occidental sous leur tutelle, en regard des zones d'influence de la Chine et de la Russie. L'incertitude géopolitique est ainsi loin de se dissiper, qu’il s’agisse de la guerre en Ukraine, du risque d’annexion de Taïwan par la Chine, des tensions sino-japonaises ou des visées expansionnistes américaines sur le Groenland.
Plus encore, l’instabilité croissante de la situation au Proche et Moyen-Orient s’est muée en opération militaire américano-israélienne en Iran à partir du 28 février. Cette opération a déjà eu des impacts significatifs, notamment sur les prix du baril de Brent et du gaz. Une semaine après le début du conflit, ces derniers affichent des hausses de près de 15 $ et de plus de 50 % respectivement. Les marchés intègrent surtout une incertitude brutalement accrue, avec une chute des indices boursiers (−5 % pour le Stoxx600, −6 % pour le CAC 40 et −2 % pour le DJ). Il est toutefois trop tôt pour évoquer un éventuel choc d’offre en raison des productions alternatives et du niveau des stocks. L’impact économique sera fonction de la durée et de l’intensité du conflit. Le risque macroéconomique est bien réel avec les germes d’un scénario stagflationniste qui cumulerait hausse des prix et baisse de l’activité. À titre d’illustration, une hausse du prix du pétrole de 10 $ occasionne une inflation supérieure de 0,3 point et un recul du PIB de 0,1 point en France la première année. La forme et l’issue que pourrait prendre le conflit laisse un univers des possibles larges. Ce dernier est fonction, d’une part, de la capacité du régime iranien à poursuivre les frappes de façon significative sur les infrastructures pétrolières et gazières des pays riverains du Golfe arabo-persique et à rendre impraticable dans la durée le détroit d’Ormuz et, d’autre part, de la capacité d’Israël et des États-Unis à neutraliser rapidement les capacités de frappe à distance iranienne et à faire tomber le régime en place. À date, la stratégie de l’Iran de régionaliser le conflit n’a pas obtenu les effets escomptés.
En revanche, les tensions commerciales liées au renforcement du protectionnisme s’apaisent progressivement depuis le second semestre 2025, entraînant une normalisation des chaînes d’approvisionnement. La croissance mondiale resterait résiliente bien qu’en ralentissement, elle passerait de 3,2 % en 2025 à 2,9 % en 2026 selon l’OCDE, du fait notamment de la dynamique conjoncturelle d’ores et déjà installée.
Sous réserve d’un conflit court au Proche et Moyen-Orient, d’au plus quelques semaines, les perspectives économiques de 2026 retiennent comme soutien, le maintien de conditions monétaires plutôt favorables de part et d’autre de l’Atlantique. Une moindre désinflation que celle attendue en raison de la hausse du prix du pétrole s’accompagnerait d’une activité à soutenir. Autre facteur de soutien, le recours généralisé à l’endettement, notamment public, devrait répondre aux efforts accrus en matière de défense, à l’exemple pour l’Europe de l’impact de la relance allemande dans les investissements de défense et d’infrastructure.
Plus précisément, les États-Unis verraient leur rythme d’activité ralentir (à +1,8 %). L’activité ralentirait également en Chine (+4,8 %, après +5,0 %) et dans la zone euro (+1,2 %, après +1,5 %), celle-ci étant cependant en proportion davantage tirée par l’Allemagne (+1,3 %, après +0,3 %) que par l’Espagne (+2,2 %, après 2,9 %) et, a fortiori, par l’Irlande. Les pays émergents demeureraient sur la même dynamique qu’en 2025 (+4,2 %). La croissance américaine bénéficierait toujours de l’envolée de l’investissement dans l’IA et du soutien apporté par la consommation prépondérante des ménages les plus aisés, en dépit du net freinage de l’emploi. La Chine continuerait d’inscrire sa trajectoire économique dans le cadre défini par le 15ème plan quinquennal (2026-2030), ce dernier réaffirmant les objectifs d’autonomie stratégique, de renforcement du marché intérieur et de modernisation industrielle, surtout via l’innovation et l’IA. Cependant, elle bénéficierait un peu moins de sa volonté de substitution croissante des importations et de l’hyper-compétitivité de ses exportations, du fait la difficulté grandissante à contourner les tarifs douaniers, pourtant en moindre hausse qu’annoncé. Hors effet de la performance spécifique de l’Irlande, l’activité de la zone euro s’améliorerait en 2026, pour progresser à un niveau proche de la croissance potentielle (+1,2 %), dans un contexte où l’inflation resterait ancrée légèrement en deçà de la cible des 2,0 %. La croissance devrait être davantage soutenue par la réanimation progressive de la demande interne et par une impulsion budgétaire légèrement positive, la contribution du commerce extérieur demeurant négative, comme en 2025.
En 2026, la France devrait résister, comme l’année précédente, au maintien de l’incertitude politique et budgétaire. Le PIB progresserait modérément de + 1,0 %, après + 0,9 % en 2025. L’inflation, qui a été vaincue par les Banques centrales sans provoquer de récession, serait inférieure à la moyenne de la zone euro tout au long de l’année. Elle remonterait faiblement en moyenne annuelle de + 1,3 % après + 0,9 % en 2025, du fait du modeste redressement conjoncturel et de revalorisations salariales désormais beaucoup plus limitées. La croissance bénéficierait de l’élan économique mondial et européen, de la faiblesse de l’inflation et des prix de l’énergie, de l’impact de la relance allemande dans les investissements de défense et d’infrastructure et des effets retardés de l’assouplissement monétaire. Cependant, la demande intérieure serait toujours structurellement freinée par la nécessité de mieux maîtriser la dérive de comptes publics de plus en plus contraints par la montée de la charge de la dette et par la mise en place d’une procédure européenne pour déficit excessif, même si cet ajustement apparaissait très incomplet. En effet, le déficit public devrait toujours être très élevé en 2026, autour de 5,2 % du PIB. En outre, un choc fiscal, dont les prémices ont été engagées en 2025, pourrait ébranler l’activité et l’emploi.
Le taux d’épargne des ménages français se réduirait cependant très graduellement, partant pourtant d’un niveau extrêmement élevé en 2025. Après 18,3 %, il baisserait modérément à 18,1 % en 2026. Cette trajectoire serait motivée par les craintes de hausse prévisible du chômage et des impôts. En effet, la remontée d’inquiétudes spécifiques telles que l’incertitude politique ou la préoccupation pour les déséquilibres budgétaires, s’est substituée en partie au sentiment de dégradation du pouvoir d’achat, notamment des actifs financiers avec l’envolée passée de l’inflation. La reprise de la consommation des ménages serait ainsi limitée, en progression légèrement plus forte qu’en 2025, en l’absence de hausse importante des revenus salariaux. En particulier, le pouvoir d’achat des ménages augmenterait légèrement moins qu’en 2025, en raison de la reconstitution de productivité et de marges par les entreprises et d’un dynamisme des impôts supérieur à celui des revenus. De la même manière, l’attentisme lié au regain d’incertitude à propos de l’action publique, le maintien de taux longs élevés et l’absence de vigueur de la demande pousseraient les entreprises non financières à ralentir le rebond attendu de l’investissement en 2026, après sa quasi-stagnation de l’année antérieure. Par effet d’acquis et de la moindre progression des importations, le commerce extérieur contribuerait encore à la progression de l’activité. Le taux de chômage pourrait atteindre 7,9 %, après 7,7 % en 2025, du fait du redressement mécanique de la productivité dans les branches marchandes.
Des taux longs français toujours en risque
La tendance mondiale au regard des prix et de l’activité, aussi bien dans de nombreuses économies émergentes que dans la plupart des pays avancés, devrait pérenniser l’instauration de politiques d’assouplissement monétaire, hormis au Japon. L’impact inflationniste moins intense que prévu de la guerre tarifaire et les inquiétudes sur l’activité en raison du conflit au Proche et Moyen-Orient en seraient les raisons principales. La Fed choisirait de résoudre le dilemme de son double mandat (inflation et emploi) en réduisant, par palier de 25 points de base, ses taux directeurs de 75 points de base, face à l’atonie de l’emploi et à la remontée du taux de chômage. Considérant comme temporaire la hausse des prix venant des tarifs douaniers, elle chercherait à diriger les taux directeurs vers un plancher de neutralité monétaire, à savoir la fourchette de 2,75 %- 3,00 %, en dépit d’un pic prévisible d’inflation vers la mi-2026, au moment même du changement de président de la banque centrale. Sauf en cas de forte nouvelle dépréciation du dollar par rapport à l’euro, la BCE, quant-à-elle, maintiendrait probablement ancré son taux de la facilité de dépôt à 2,0 %, situé au niveau moyen de la fourchette de neutralité monétaire (1,75 %-2,25 %), proche de la cible d’inflation.
La pente de la courbe des taux d’intérêt continuerait à se reformer. Les taux longs manifesteraient une plus grande inertie à la baisse, spécialement en France, du fait d’une hausse de la prime de risque liée à la dérive des dépenses publiques, à l’ampleur de l’endettement et à la difficulté politique de mener des réformes structurelles. En effet, la demande générale de capitaux publics et privés devrait s’accroître, du fait d’une période à venir de fortes émissions de dettes (concurrence accrue des débiteurs) et, plus spécifiquement en Europe, d’un besoin accru de financement allemand. Ainsi, aux États-Unis, les taux à 10 ans pourraient se situer en moyenne annuelle à 4,32 %, en raison de la poursuite de l’assouplissement monétaire de la Fed. A contrario, l’OAT à 10 ans devrait augmenter, du fait du statu quo de la BCE et d’un risque de dégradation supplémentaire de la dette publique française. L’OAT à 10 ans se situerait autour d’une moyenne annuelle de 3,73 %, après 3,37 % en 2025, avec un spread de plus de 76 points de base avec le Bund allemand.
Comme à l’accoutumée, ces perspectives économiques et financières sont soumises à des aléas. En ce début d’année 2026 et en raison des événements récents, elles le sont en premier lieu à l’évolution du conflit au Proche et au Moyen-Orient. Arrêtées avec les informations disponibles le 6 mars, elles s’appuient sur l’hypothèse d’un conflit d’une durée courte, d’au plus quelques semaines, sans escalade par enchainement des alliances. Sous cette hypothèse, les prévisions d’inflation ne seraient revues que légèrement à la hausse et, en corollaire, celles sur la croissance très légèrement à la baisse.
Perspective du groupe et de ses métiers
En 2026, le Groupe poursuivra l’exécution de la première séquence de son projet stratégique VISION 2030, lancé en juin 2024 et assorti d’objectifs commerciaux, financiers et extra-financiers à fin 2026 [Document complet disponible sur le site Projet stratégique du Groupe BPCE : VISION 2030]. Ce projet est résolument tourné vers la croissance et la diversification de nos activités sur trois grands cercles en France, en Europe et dans le monde. Dans un contexte d’accélération des transitions environnementales, technologiques, démographiques et géopolitiques qui transforment la société, il trace ainsi les grandes priorités stratégiques du groupe et de ses métiers à travers trois piliers :
- ●forger notre croissance pour le temps long ;
- ●donner à nos clients confiance dans leur avenir ;
- ●exprimer notre nature coopérative sur tous les territoires.
L’annonce en 2025 de projets transformants pour le groupe est une illustration du mouvement initié :
- ●lancement d’un projet de plateforme technologique commune aux Banques Populaires et aux Caisses d’Epargne. Ce projet apporte une réponse ambitieuse aux nouveaux enjeux technologiques et permet de pleinement tirer parti d’économies d’échelle. Il accélérera les investissements, optimisant le service offert à 35 millions de clients, et enrichira le quotidien des collaborateurs du groupe, soutenant ainsi le développement de la banque de proximité en France. Ce projet respectera l’identité des deux réseaux bancaires Banque Populaire et Caisse d’Epargne ;
- ●après avoir annoncé en juin 2024 leur projet de partenariat stratégique dans le domaine des paiements, BNP Paribas et BPCE ont finalisé en février 2025, dans le respect du calendrier prévu, leur accord donnant naissance à Estreem, nouveau leader français du processing de paiements. L’ambition est de placer Estreem dans le Top 3 des processeurs en Europe ;
- ●avec la création en mars 2025 de BPCE Equipment Solutions, issue de l’acquisition de Société Générale Equipment Finance (SGEF), BPCE devient le leader européen du leasing de biens d’équipement et un acteur mondial de premier plan avec une présence dans 24 pays ;
- ●le lancement en mars 2025 d’une nouvelle ligne métier Logement & Immobilier. Cette initiative vise à faire de BPCE le groupe bancaire leader sur toute la chaine de valeur de l’immobilier, pour tous et sur tous les besoins. La ligne métier développera trois priorités stratégiques : « Proposer plus de logements dans l’ensemble des territoires » ; « Favoriser l’accès au logement des Français et la valorisation de leur patrimoine » et « Accompagner les ménages dans la rénovation et l’adaptation de leur logement » ;
- ●le projet d’acquisition de novobanco avec la signature le 1er août 2025 d’un Sale and Purchase Agreement pour de l’acquisition de 75 % du capital de novobanco auprès de Lone Star Funds, et le 29 octobre 2025 d’un accord avec l’Etat portugais et le Fonds de résolution des banques portugaises afin d’acquérir leurs participations minoritaires (respectivement 11,5 % et 13,5 %). Avec ce projet, BPCE deviendrait l’unique actionnaire de la 4ème banque privée portugaise et ferait du Portugal le 2ème marché domestique du groupe en banque de détail.
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10.Éléments complémentaires
Participations
- ●acquisition de la SAS ARIA auprès de BPCE pour y loger le fonds de commerce d’Anytime à partir du 1er janvier 2026, suivie d’une augmentation de capital pour atteindre 5 millions d’euros de capitaux propres ;
- ●cession d’une première tranche de la participation détenue dans la Banque Nationale de Développement Agricole, établissement financier au Mali et portant, au 31 décembre 2025, la participation du Crédit Coopératif à 5,4% (contre 9,7% auparavant) ;
- ●augmentation de capital au sein de BPCE SA avec une souscription à hauteur de 19,5 millions d’euros et portant, au 31 décembre 2025, la quote-part du Crédit Coopératif à 1,03 % ;
- ●investissement de 2,5 millions d’euros dans le fonds InvESS Ile-de-France - Développement géré par ESFIN Gestion ;
- ●cession de l’intégralité de la participation dans KRK Kosovo.
-
1.Comptes consolidés IFRS du Groupe Crédit Coopératif au 31 décembre 2025
en milliers d’euros
Notes
31/12/2025
31/12/2024
Intérêts et produits assimilés
4.1
613 945
643 074
Intérêts et charges assimilées
4.1
(366 928)
(423 682)
Commissions (produits)
4.2
174 028
164 418
Commissions (charges)
4.2
(28 416)
(27 830)
Gains ou pertes nets des instruments financiers à la juste valeur par résultat
4.3
3 608
9 069
Gains ou pertes nets des instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres
4.4
16 277
14 688
Gains ou pertes nets résultant de la décomptabilisation d’instruments financiers au coût amorti
4.5
(28)
12
Produits des autres activités
4.6
8 661
8 941
Charges des autres activités
4.6
(15 467)
(1 485)
Produit net bancaire
405 680
387 205
Charges générales d’exploitation
4.7
(279 872)
(270 080)
Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles
(19 359)
(17 934)
Résultat brut d’exploitation
106 449
99 191
Coût du risque de crédit
7.1.1
(39 723)
(33 852)
Résultat d’exploitation
66 726
65 339
Quote-part dans le résultat net des entreprises associées et des coentreprises mises en équivalence
11.4.2
4 200
(22 868)
Gains ou pertes sur autres actifs
4.8
1 290
2 693
Variations de valeur des écarts d’acquisition
3.5.1
0
Résultat avant impôts
72 216
45 164
Impôts sur le résultat
10.1
(13 872)
(13 869)
Résultat net d’impôts des activités abandonnées
0
Résultat net
58 343
31 295
Participations ne donnant pas le contrôle
5.15
(1 738)
(649)
Résultat net part du Groupe
56 606
30 647
en milliers d’euros
31/12/2025
31/12/2024
Résultat net
58 343
31 295
Éléments recyclables en résultat net
3 141
(2 853)
Écarts de conversion
Réévaluation des actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables
444
(126)
Réévaluation des instruments dérivés de couverture d’éléments recyclables en résultat net
21
47
Réévaluation des actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables de l’activité d’assurance
Réévaluation des contrats d’assurance en capitaux propres recyclables
Réévaluation des contrats de réassurance cédée en capitaux propres recyclables
Quote-part des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres des entreprises mises en équivalence
2 792
(2 796)
Autres éléments comptabilisés par capitaux propres recyclables
Impôts liés
(116)
22
Éléments non recyclables en résultat net
25 032
(3 939)
Réévaluation des immobilisations
Réévaluation (ou écarts actuariels) au titre des régimes à prestations définies
677
921
Réévaluation du risque de crédit propres des passifs financiers ayant fait l’objet d’une option de comptabilisation à la juste valeur par résultat
Réévaluation des actifs financiers de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres
24 613
(5 175)
Quote-part des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres des entreprises mises en équivalence
(116)
429
Réévaluation des actifs financiers de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres de l’activité d’assurance
Réévaluation des contrats d’assurance avec éléments de participation directe – non recyclables
Autres éléments comptabilisés par capitaux propres non recyclables
Impôts liés
(142)
(114)
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres
28 173
(6 792)
Résultat global
86 516
24 503
Part du Groupe
84 797
23 411
Participations ne donnant pas le contrôle
1 720
1 093
Pour information le montant du transfert en réserve d’éléments non recyclables est de 1,6 millions d’euros pour l’exercice 2025 et de 3.4 millions d’euros pour l’exercice 2024.
ACTIF
en milliers d’euros
Notes
31/12/2025
31/12/2024
Caisse, banques centrales
5.1
46 481
47 650
Actifs financiers à la juste valeur par résultat
5.2.1
112 074
117 348
Instruments dérivés de couverture
5.3
61 181
54 339
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres
5.4
368 553
330 416
Titres au coût amorti
5.5.1
1 405 120
1 464 937
Prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilés au coût amorti
5.5.2
5 694 670
5 801 591
Prêts et créances sur la clientèle au coût amorti
5.5.3
16 985 644
16 367 249
Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
22 293
21 867
Actifs d’impôts courants
4 709
4 919
Actifs d’impôts différés
10.2
47 142
40 974
Comptes de régularisation et actifs divers
5.6
213 951
208 185
Actifs non courants destinés à être cédés
Participations dans les entreprises mises en équivalence
11.4.1
119 747
119 583
Immeubles de placement
5.7
Immobilisations corporelles
5.8
129 044
113 054
Immobilisations incorporelles
5.8
964
856
Écarts d’acquisition
3.5.1
Total des actifs
25 211 574
24 692 968
-
2.Comptes individuels annuels du Crédit Coopératif au 31 décembre 2025
en milliers d’euros
Notes
31/12/2025
31/12/2024
Intérêts et produits assimilés
3.1
565 056
600 971
Intérêts et charges assimilées
3.1
(376 580)
(443 075)
Produits sur opérations de crédit-bail et de locations simples
3.2
2 464
6 510
Charges sur opérations de crédit-bail et de locations simples
3.2
(1 238)
(3 190)
Revenus des titres à revenu variable
3.3
34 454
35 644
Commissions (produits)
3.4
124 779
116 729
Commissions (charges)
3.4
(22 415)
(21 730)
Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de négociation
3.5
355
2 139
Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement et assimilés
3.6
1 622
5 368
Autres produits d’exploitation bancaire
3.7
107 605
98 764
Autres charges d’exploitation bancaire
3.7
(115 247)
(97 377)
Produit net bancaire
320 855
300 753
Charges générales d’exploitation
3.8
(231 818)
(220 866)
Dotations aux amortissements et aux dépréciations sur immobilisations incorporelles et corporelles
(3 341)
(3 704)
Résultat brut d’exploitation
85 696
76 183
Coût du risque
3.9
(26 568)
(22 947)
Résultat d’exploitation
59 128
53 236
Gains ou pertes sur actifs immobilisés
3.10
1 146
(4 759)
Résultat courant avant impôt
60 274
48 477
Résultat exceptionnel
3.11
0
0
Impôt sur les bénéfices
3.12
(10 601)
(11 156)
Dotations / Reprises de FRBG et provisions réglementées
(884)
1 152
Résultat net
48 789
38 473
Actif (en milliers d’euros)
Notes
31/12/2025
31/12/2024
Caisses, banques centrales
46 480
47 649
Effets publics et valeurs assimilées
4.3
1 050 090
1 094 817
Créances sur les établissements de crédit
4.1
3 432 387
3 773 282
Operations avec la clientèle
4.2
15 692 624
15 070 981
Obligations et autres titres à revenu fixe
4.3
821 859
829 908
Actions et autres titres à revenu variable
4.3
565 078
25 125
Participations et autres titres détenus à long terme
4.4
225 917
228 554
Parts dans les entreprises liées
4.4
370 795
344 150
Operations de crédit-bail et de locations simples
4.5
1 633
3 512
Immobilisations incorporelles
4.6
0
0
Immobilisations corporelles
4.6
29 100
33 584
Autres actifs
4.8
88 669
63 437
Comptes de régularisation
4.9
105 454
107 555
Total de l’actif
22 430 086
21 622 554
Passif (en milliers d’euros)
Notes
31/12/2025
31/12/2024
Banques centrales
0
Dettes envers les établissements de crédit
4.1
5 846 181
5 521 552
Operations avec la clientèle
4.2
13 792 712
13 818 873
Dettes représentées par un titre
4.7
214 559
285 420
Autres passifs
4.8
613 840
51 801
Comptes de régularisation
4.9
182 760
165 497
Provisions
4.10
168 284
160 867
Dettes subordonnées
4.11
79 990
82 434
Fonds pour risques bancaires généraux (FRBG)
4.12
123 923
123 039
Capitaux propres hors FRBG
4.13
1 407 837
1 413 071
Capital souscrit
1 057 298
1 089 595
Primes d’émission
66 106
66 106
Réserves
170 567
164 796
Écart de réévaluation
0
0
Provisions réglementées et subventions d’investissement
0
0
Report à nouveau
65 077
54 101
Résultat de l’exercice (+/-)
48 789
38 473
Total du passif
22 430 086
21 622 554
1.1Le Groupe BPCE
Le Groupe BPCE (1) dont fait partie l’entité Crédit Coopératif comprend le réseau Banque Populaire, le réseau Caisse d’Epargne, l’organe central BPCE et ses filiales.
Les deux réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne
Le Groupe BPCE est un groupe coopératif dont les sociétaires sont propriétaires des deux réseaux de banque de proximité : les 14 Banques Populaires et les 15 Caisses d’Epargne. Chacun des deux réseaux est détenteur à parité de BPCE, l’organe central du groupe.
Le réseau Banque Populaire comprend les Banques Populaires et les sociétés de caution mutuelle leur accordant statutairement l’exclusivité de leur cautionnement.
Le capital des Caisses d’Epargne est détenu à hauteur de 100 % par les sociétés locales d’épargne. Au niveau local, les SLE sont des entités à statut coopératif dont le capital variable est détenu par les sociétaires. Elles ont pour objet d’animer le sociétariat dans le cadre des orientations générales de la Caisse d’Epargne à laquelle elles sont affiliées et elles ne peuvent pas effectuer d’opérations de banque.
BPCE
Organe central au sens de la loi bancaire et établissement de crédit agréé comme banque, BPCE a été créé par la loi n° 2009-715 du 18 juin 2009. BPCE est constitué sous forme de société anonyme à directoire et Conseil de surveillance dont le capital est détenu à parité par les 14 Banques Populaires et les 15 Caisses d’Epargne.
Les missions de BPCE s’inscrivent dans la continuité des principes coopératifs des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne.
BPCE est notamment chargé d’assurer la représentation des affiliés auprès des autorités de tutelle, de définir la gamme des produits et des services commercialisés, d’organiser la garantie des déposants, d’agréer les dirigeants et de veiller au bon fonctionnement des établissements du groupe.
En qualité de holding, BPCE exerce les activités de tête de groupe et détient les filiales communes aux deux réseaux dans le domaine de la banque de proximité et assurance, de la banque de financement et des services financiers et leurs structures de production. Il détermine aussi la stratégie et la politique de développement du groupe.
Le réseau et les principales filiales de BPCE, sont organisées autour de deux grands pôles métiers :
- ●la Banque de proximité et Assurance, comprenant le réseau Banque Populaire, le réseau Caisse d’Epargne, le pôle Solutions & Expertises Financières (comprenant l’affacturage, le crédit à la consommation, le crédit-bail, les cautions & garanties financières et l’activité « Titres Retail »), les pôles Digital et Paiements (intégrant les filiales Paiements et le groupe Oney) et Assurances et les Autres Réseaux ;
- ●Global Financial Services regroupant la Gestion d’actifs et de fortune (Natixis Investment Managers et Natixis Wealth Management) et la Banque de Grande Clientèle (Natixis Corporate & Investment Banking).
Parallèlement, dans le domaine des activités financières, BPCE a notamment pour missions d’assurer la centralisation des excédents de ressources et de réaliser toutes les opérations financières utiles au développement et au refinancement du groupe, charge à lui de sélectionner l’opérateur de ces missions le plus efficace dans l’intérêt du groupe. Il offre par ailleurs des services à caractère bancaire aux entités du groupe.
-
1.Attestation du responsable des informations contenues dans le rapport annuel
J’atteste que les informations contenues dans le présent rapport annuel sont, à ma connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature à en altérer la portée.
J’atteste, à ma connaissance, que les comptes sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la société et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport de gestion ci-joint présente un tableau fidèle de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la société et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation et qu’il décrit les principaux risques et incertitudes auxquels elles sont confrontées.
-
2.Documents accessibles au public
- ●actes constitutifs, statuts ;
- ●tous rapports, courriers, et autres documents ;
- ●informations financières historiques sociales et consolidées (dont une partie est incluse dans le présent document).
Le présent rapport annuel est disponible dans la rubrique « Résultats et informations réglementées » du site institutionnel https://www.credit-cooperatif.coop.
Toute personne désireuse d’obtenir des renseignements complémentaires peut, sans engagement et sans frais, demander les documents :
- ●par courrier : Crédit Coopératif – Gouvernance et Vie Institutionnelle Groupe – 12, boulevard de Pesaro – 92000 Nanterre ;
- ●par téléphone : 01 47 24 85 00 ;
- ●par mail : agcreditcoop@credit-cooperatif.coop
-
3.Informations concernant le Crédit Coopératif
Date de constitution et durée de vie : Immatriculation le 23 mars 1989 et expiration de la durée de vie le 23 mars 2088
Site Internet : https://www.credit-cooperatif.coop
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